Avec la crise, les dividendes versés aux actionnaires des grands groupes peuvent choquer. Le gouvernement a choisi de les cibler pour dégager 800 millions d'euros par an : selon Les Echos, il instaurera dès cet été une taxe de 3% payable par les entreprises sur ces rémunérations associées aux actions, qui ont représenté 45 milliards d'euros pour le CAC 40 en 2011.

Le journal affirme que la mesure s'appliquera dès le vote du collectif budgétaire de juillet. L'information n'a pas été confirmée par le ministère de l'Economie et des Finances.

Les grosses entreprises du CAC 40 premières concernées

Selon Les Echos, seuls les établissements soumis au régime de l'impôt sur les sociétés seront concernés : les Sicav, par exemple, y échapperont. En outre, les groupes percevant des dividendes d'une société dont ils détiennent plus de 5% seront exonérés.

"Des entreprises telles que Total, France Télécom et Sanofi risquent, elles, d'être particulièrement pénalisées: à elles seules, elles ont compté pour près du tiers des montants versés l'an dernier au sein du CAC 40", précise le quotidien.