Ce doit être un "branle-bas de combat national". Jeudi 12 septembre, François Hollande a lancé un vaste plan de réindustrialisation pour recréer les 750 000 emplois perdus dans l'industrie en dix ans. Francetv info a déniché les meilleures pistes de travail du gouvernement.

Le plus futuriste

François Hollande veut soutenir la robotique made in France et il n'a pas hésité à le montrer en prenant dans ses bras un robot. Mais le secteur de la robotique ne se cantonne pas à ces humanoïdes. C'est aussi le "plus gros bassin d'emplois des vingt années à venir", rapportait Libération. La société française Aldebaran Robotics conçoit des robots destinés à l'aide à la personne. "Les progressions les plus spectaculaires sont attendues sur les segments de la robotique de sauvetage et les applications de sécurité et de nettoyage", explique la Commission européenne. D'après le gouvernement, ce marché devrait atteindre une valeur de 100 milliards d'euros en 2020.

Le plus économique

A plus de 1,30 euro le litre de gazole, la voiture qui consomme moins de deux litres aux cent kilomètres va faire des émules. Le gouvernement a décidé de soutenir ce projet à la fois écolo et économique. Un constructeur et des équipementiers français unissent leurs savoir-faire pour créer des véhicules plus légers au moteur hybride.

Le plus pratique

François Hollande et son ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, ont également l'intention de soutenir les technologies sans contact. Dans quelques villes de France, les acheteurs peuvent déjà payer sans que leur carte bancaire ne touche le terminal de paiement. Le plan de réindustralisation pousse à développer ces technologies, aussi bien dans les transports que dans le paiement et les informations.

Le plus rapide

Le gouvernement tient à soutenir Alstom, le géant français du transport, pour créer le TGV du futur. De nouveaux marchés s'ouvrent pour vendre ce fleuron de l'industrie française. Entre 2010 et 2030, 30 000 km de lignes à grande vitesse seront construites. Un potentiel industriel que l'Elysée ne veut pas manquer, grâce à un tissu de sous-traitants performants et un environnement de recherche dynamique. Le TGV du futur devrait rouler à une vitesse moyenne de 320 à 350 km/h et consommer 20 à 30% d'énergie en moins. Il devra pouvoir circuler sur tout le réseau européen à partir de 2018.

Le plus éducatif

Favoriser l'éducation connectée est également un objectif du plan de réindustralisation. Des start-up seront aidées pour concevoir des applications et de nouveaux outils pédagogiques connectés. D'après l'Elysée, le ministère de l'Education sera associé à ce projet de refondation numérique de l'école. Le marché paraît énorme pour les entreprises françaises qui se lanceraient dans l'aventure : 91 milliards de dollars dans le monde en 2013 et une croissance fulgurante.