Les auto-écoles en prennent pour leur grade. L'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) dénonce, jeudi 22 août dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, le manque de transparence dans les pratiques des auto-écoles. Francetv info fait le point sur ce qui leur est reproché dans cette enquête sur 447 entreprises, sur les 11 000 auto-écoles en France.

(France 2 - Sophie Watine)

Des tarifs opaques ... 

Dans un tiers des cas, les prix sont incomplets ou incompréhensibles, et inexistants dans 10% des cas. Les auto-écoles ont pourtant l'obligation légale de les afficher de manière visible à l'extérieur.

"Nous avons observé des manquements graves dans certains établissements. Il existe ainsi un vrai flou des tarifs pratiqués par les auto-écoles, explique Olivier Gayraud, chargé de mission à CLCV. Avec une différence parfois abyssale entre le coût prévu pour passer son permis de conduire et le coût réel de son obtention. Et ce alors qu'aujourd'hui, le permis de conduire constitue la plupart du temps une dépense contrainte, la plupart des employeurs l'exigeant lors d'une embauche."

... inégaux selon les régions ... 

L'association fustige également les disparités géographiques, puisque le forfait initial de 20 heures de conduite, d'un coût moyen de 1 067 euros, peut grimper jusqu'à 1 425 euros à Paris et descendre à 780 euros à Lille. Par ailleurs, ce forfait initial doit très souvent être complété par des heures de conduite supplémentaires facturées au prix fort. L'association de consommateurs demande une obligation de résultats pour les auto-écoles qui évaluent les besoins des conducteurs en herbe.

... avec des résultats variables

CLCV souligne aussi que le taux de réussite à l'épreuve pratique sur route est extrêmement variable d'un département à l'autre (autour de 45% en 2011 à Paris et 70% dans les Alpes-de-Haute-Provence). Le délai de présentation à l'examen peut quant à lui passer du simple au triple. "D'une manière générale, il convient d'homogénéiser l'obtention du permis de conduire, afin que les candidats sachent dans quoi ils s'engagent et soient égaux dans toute la France", ajoute Olivier Gayraud. "Cela passe par un affichage systématique et clair des tarifs et du taux de réussite dans chaque auto-école."