Le recyclage électronique toujours à la peine

Un nouveau décret prévoit de faciliter le recyclage des objets électriques ou électroniques en obligeant les distributeurs à les reprendre. Et il y a encore du travail.

(Collecte de déchets électroniques à Villeurbanne © MAXPPP)
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Bouilloire, télévision, téléphones... Désormais, les distributeurs qui vendent des appareils électriques sont obligés de les reprendre lorsqu'ils sont usagés, et ce "gratuitement et sans obligation d'achat ", selon un décret paru vendredi au journal officiel. L'objectif est de mieux recycler les déchets en France.

Le nouveau système s'applique aux magasins qui disposent d'une surface de plus de 400 mètres carrés dédiée à la vente des apapreils électroniques et électriques, soit certaines grandes surfaces, et les enseignes spécialisées. Dans ces magasins, même si vous n'êtes pas client, vous pouvez venir déposer votre aspirateur ou votre vieux téléphone afin qu'il soit recyclé.

20 kilos de déchets par an et par personne

Fabien De Castilla, fondateur des Joyeux recycleurs, une start-up parisienne spécialisée dans le tri des déchets, se réjouit de la mesure. "Cela va encourager les distributeurs à multiplier ces bornes, et faciliter l'accès aux personnes qui souhaitent recycler ", explique-t-il. Selon lui, "le gros frein du recyclage, c'est que ce n'est pas évident pour le consommateur lambda de déposer les objets près de chez lui. Si vous devez prendre une voiture pour aler à la déchetterie, personne ne le fera ."

En un an, chaque Français produit plus de 20 kilos de déchets électroniques. Selon l'Union européenne, deux tiers des déchets électroniques et électriques n'arrivent pas dans les centres de recyclages agréés, alors que 80 % sont recyclables.

Recyclage électronique : peut mieux faire. Le reportage de Bénédicte Dupont

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