Immobilier : le viager, une bonne affaire ?

Il n'a pas toujours bonne presse, mais il permet de faire de bonnes affaires pour les acheteurs. Quels sont les risques et les précautions à prendre en matière de viager ?

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Elles affichent des prix alléchants, ces annonces précisent même l'âge du propriétaire : chaque année en France, 20 000 biens sont mis en vente en viager. Il y a cinq ans, Catherine Dadone a vendu son 50 mètres carré dans Paris. Elle n'est plus propriétaire, mais jusqu'à son décès elle pourra rester chez elle. "La première année a été très dure. Je n'étais plus chez moi, mon appartement ne m'appartenait plus. Alors que maintenant je n'y pense pas", explique-t-elle. Catherine Dadone a vendu son bien 400 000 euros. Elle a touché 30 000 euros de capital et touche chaque mois un chèque de 1 500 euros. Résultat : sa retraite a été multipliée par deux, son train de vie à changé. Avec ses rentes, elle s'est offert les services d'une femme de ménage.

Bonne adresse

Ce confort c'est à son acquéreur qu'elle le doit. Va-t-il faire une bonne affaire ? Elle s'interdit d'y penser. Mais qui sont ces acheteurs de viagers ? Ce jour-là, l'un d'entre eux à un rendez-vous avec un agent immobilier pour visiter un appartement. 160 mètres carrés vendus en viager en plein coeur de Paris, une belle adresse, Boulevard Saint-Germain à Paris. Le vendeur à 80 ans. Valeur de l'appartement libre : trois millions d'euros. En viager occupé, il passe à 1,8 million. Pour l'acheteur qui investit dans plusieurs viagers par an, quand l'emplacement est bon c'est à coup sûr une bonne affaire. Mais il faut tout de même rester prudent dans le choix de son acquéreur.   

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Stand sur le viager au Salon des seniors, à Paris, le 9 avril 2015.
Stand sur le viager au Salon des seniors, à Paris, le 9 avril 2015. (MAXPPP)