INFO FRANCEINFO. Des associations dénoncent le manque de volonté de l'État de mettre fin aux passoires thermiques

Dans un appel intitulé, "Passoires énergétiques : passer de la parole aux actes", plusieurs acteurs de la société civile dénoncent le manque d'ambition du gouvernement pour rendre les logements plus décents. 

Photo d\'illustration du mal-logement. 
Photo d'illustration du mal-logement.  (MAXPPP)
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franceinfoAnne-Laure BarralRadio France

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Une quarantaine d'organisations, d'associations mais aussi des entreprises et des collectivités comme la Fondation Abbé Pierre, la Fondation Schneider Electric, le Réseau pour la transition énergétique, dénoncent le manque d'ambition du gouvernement pour rendre les logements plus décents. Elles lancent un appel intitulé, "Passoires énergétiques : passer de la parole aux actes", jeudi 12 octobre. 

Même si Emmanuel Macron a promis de rénover la moitié des passoires thermiques des propriétaires les plus modestes d'ici 2022, rien n'est fait, dénoncent les signataires de cet appel, alors que 12 millions de Français vivent en situation de précarité énergétique.  

Changer le critère de décence

Aujourd'hui, seuls 20 000 logements trop énergivores occupés par des ménages modestes sont rénovés par an, alors que le gouvernement visait le nombre de 200 000 logements. Pour Danyel Dubreuil coordinateur de cette initiative pour la rénovation thermique, il faudrait déjà décréter qu'une passoire thermique n'est pas un logement décent.    

Ce changement de critère de décence permettrait d'envoyer un signal aux propriétaires. Les organisations qui lancent cet appel proposent aussi neuf autres mesures pour que les aides dédiées à la rénovation aillent vers ceux qui en ont le plus besoin, c'est à dire les six millions de ménages en précarité énergétique.     

Il y a "un problème de pilotage au sein du gouvernement"

Les signataires de cet appel rappellent la volonté du gouvernement de mettre fin aux passoires thermiques en dix ans grâce à un plan d'investissements de quatre milliards d'euros, au mois de juillet dernier. Mais ces annonces n'ont pas été suivies d'effets.

Il y a "un problème de pilotage au sein du gouvernement pour mener à bien cette mission-phare" estiment les associations. Aujourd'hui, affirment-elles, "les propriétaires modestes, mais aussi les locataires tributaires de leur bailleur, sont dans l'attente d'un plan d'accompagnement clair et fiable et d'outils financiers adaptés, pour les aider à rénover à leur logement".