Un millier de pompiers dans la rue à Paris pour exprimer leur "ras-le-bol"

Ils dénoncent notamment la multiplication des interventions hors de leur périmètre habituel, par exemple lorsqu'ils doivent pallier le manque d'ambulance ou de médecin.

Les pompiers manifestent contre les réductions d\'effectifs dans le service public, le 19 novembre 2016 à Brest (Finistère).
Les pompiers manifestent contre les réductions d'effectifs dans le service public, le 19 novembre 2016 à Brest (Finistère). (FRED TANNEAU / AFP)
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En tenue, casqués et dans la rue. Un millier de pompiers ont défilé, jeudi 24 novembre, à Paris. Ils souhaitent notamment dénoncer la multiplication des interventions hors de leur périmètre. Ils se sont tout d'abord réunis place de la Nation à l'appel de la Fédération autonome Sapeurs-pompiers professionnels- Personnels administratifs et techniques (FA SPP-PATS), première organisation syndicale du secteur.

Derrière une banderole "Stop à l'absence de reconnaissance du métier, au mépris du dialogue social, aux réformes dévastatrices", ils se sont ensuite dirigés vers la rue des Pyrénées, dans le 10e arrondissement, où se trouve le siège de la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, dépendant du ministère de l'Intérieur.

"Un manque d'écoute avec le ministère"

"On est là pour exprimer notre ras-le-bol envers le manque d'écoute et de dialogue avec le ministère, le déroulement des carrières", a expliqué André Goretti, président de la FA SPP-PATS. Sur leur passage, les pompiers, portant des chasubles et des drapeaux de cette organisation, ainsi que quelques autocollants "Non à la régression sociale", faisaient retentir des pétards très puissants, au milieu de nombreux fumigènes, comme le montrent ces images, prises sur Periscope.

Quelques policiers en civil les accompagnaient, avec dans le dos des pancartes : "Policiers solidaires avec les sapeurs-pompiers". "Comme les policiers, on a des tâches qui nous sont imposées qui ne relèvent pas de notre métier", a souligné André Goretti.

"Une absence de prise en compte de la souffrance au travail"

Dans un communiqué, la fédération critique ainsi "l'intervention de plus en plus fréquente des sapeurs-pompiers professionnels sur des missions qui ne relèvent pas de leur ressort, mais de celui des services de l'Etat". Par exemple quand on les sollicite faute d'ambulance ou de médecin dans un secteur ou pour des cas d'ébriété sur la voie publique. Elle dénonce aussi "l'absence de prise en compte de la souffrance au travail". Les pompiers sont aussi inquiets face à la poursuite de la fermeture de casernes.