Les CRS suspendent leur mouvement de protestation à l'issue d'un entretien avec Gérard Collomb

Les policiers protestent contre le projet du gouvernement de fiscaliser leur indemnité de déplacement. 

Des CRS lors d\'une manfestation à Paris, le 1er Mai 2017. 
Des CRS lors d'une manfestation à Paris, le 1er Mai 2017.  (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Les CRS seront donc bien présents pour la grande manifestation de La France insoumise contre la réforme du Code du travail. Les syndicats de CRS ont annoncé, vendredi 22 septembre, la suspension de leur mouvement de protestation contre le projet du gouvernement de fiscaliser leur indemnité de déplacement. Ils ont en effet obtenu l'ouverture de négociations à l'issue d'un entretien avec le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Un nouveau rendez-vous a été fixé au 6 octobre.

"On s'achemine vers une suspension du mouvement le temps des négociations et si leurs conclusions ne nous conviennent pas, on repassera à l'action", a fait savoir Frédéric Lagache du syndicat Alliance, à l'issue d'une réunion avec le ministre de l'Intérieur, à Beauvau.

Plusieurs points d'achoppement doivent être réglés lors de ce nouveau round de discussions mené sous l'égide du Directeur général de la police nationale. Les syndicats réclament notamment des garanties sur les délais de paiement de leur indemnité journalière d'absence temporaire, versée lorsque les CRS sont en mission. D'un montant quotidien de 39 euros, cette prime constitue un important complément de revenu pour les CRS, au regard du nombre de missions effectuées. Créée dans les années 1960, l'indemnité journalière d'absence temporaire fait l'objet d'une défiscalisation, ce qui lui vaut régulièrement les foudres de la Cour des comptes.