La grève des conducteurs de camions de carburant très suivie en Ile-de-France, selon la CGT

Déclenché en plein week-end de l'Ascension, le mouvement pourrait entraîner des difficultés d'approvisionnement dans les stations-service, qui ont une autonomie de trois jours, selon le syndicat. 

Un camion-citerne ravitaillant une station près de Lyon, en mai 2016. 
Un camion-citerne ravitaillant une station près de Lyon, en mai 2016.  (MAXPPP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Vers une pénurie d'essence en région parisienne en plein week-end de l'Ascension? Une majorité des conducteurs de matières dangereuses (carburant, gaz, produits chimiques...) sont en effet en grève, vendredi 26 mai, en Ile-de-France, selon la CGT, qui a appelé à un mouvement illimité pour améliorer les conditions de travail de la profession.

Le mouvement ne s'accompagnait d'aucun blocage ou barrage en début de matinée, d'après la CGT. Les militants du syndicat se sont déployés, dans la nuit, aux entrées des différents dépôts de carburant franciliens pour "convaincre" les salariés de cesser le travail.

La fédération CGT-Transports fait état d'une moyenne de "70% de grévistes en région parisienne" avec des grévistes dans huit dépôts de carburants sur neuf. "Seul le dépôt de Grigny fonctionne normalement", selon Fabrice Michaud, secrétaire fédéral à la CGT-Transports. Dans les autres régions françaises, "la mobilisation débute à Donges" (Loire-Atlantique) et des conducteurs sont également en grève à La Rochelle (Charente-Maritime), précise-t-il.

Prise en compte des "spécificités" liées aux matières dangereuses

Cette grève, déclenchée en plein week-end de l'Ascension, pourrait entraîner des difficultés d'approvisionnement dans les stations-service, qui ont une autonomie de trois jours, selon la CGT. "Demain, on remet le couvert", a déjà prévenu le porte-parole CGT.

La CGT exige une meilleure prise en compte, au sein de la convention collective du transport routier, des "spécificités" propres aux matières dangereuses. Parmi ses revendications : une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l'heure et un treizième mois.