La colère des sapeurs-pompiers

Les pompiers profitent de cette période électorale pour se faire entendre, ils étaient un millier à défiler aujourd'hui à Paris pour réclamer plus de moyens et plus de reconnaissance. Comme leurs collègues policiers, ils se sentent abandonnés à leur mission.

Voir la vidéo
France 3
avatar
franceinfoFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

À la lumière des fumigènes, n'hésitant pas à bloquer le périphérique parisien, les pompiers ont voulu aujourd'hui se faire entendre. France 3 a suivi leur chemin vers la capitale, depuis la caserne d'Antibes (Alpes-Maritimes). Ils ont fait cette année 4 000 interventions de plus qu'il y a dix ans, avec pourtant le même nombre d'hommes. 

Des conditions de travail qui se dégradent

Après 36 ans de profession, André Goretti, président du syndicat majoritaire FASPP-PATS, a des mots très durs : "je ne sais pas si je referais le choix de devenir sapeur pompier professionnel. Non par rapport à l'exercice du métier, mais entre la considération, les pratiques, les actes d'incivilité, et tout ce qu'on a à subir, ça devient compliqué". Sur ces photos, les voici protégés des projectiles par les boucliers de la police  au cours d'une intervention. "Quand ça nous arrive, on comprend pas tout de suite pourquoi on nous en veut alors qu'on vient sauver les gens. Quand on se fait agresser de plus en plus verbalement parce qu'on n'est pas assez rapide, qu'on n'est pas venus assez vite", confie Walter Galot, sapeur-pompier.
 

Les pompiers manifestent contre les réductions d\'effectifs dans le service public, le 19 novembre 2016 à Brest (Finistère).
Les pompiers manifestent contre les réductions d'effectifs dans le service public, le 19 novembre 2016 à Brest (Finistère). (FRED TANNEAU / AFP)