J-1 pour les lycéens de France. Le baccalauréat édition 2014 débute lundi 16 juin par la traditionnelle épreuve de philosophie. Mais cette année risque d'être particulière pour certains lycéens, et pas seulement parce que l'équipe de France la veille à 21h son premier match de la Coupe du monde. Le voyage entre le domicile et le centre d'examen risque d'être perturbé par le mouvement de grève des cheminots de la SNCF.

Consciente du problème, la SNCF a mis en place un dispositif spécial. Francetv info vous détaille ce qu'il faut faire pour arriver à bon port.

1 Comment je me renseigne pour savoir si j'ai un train ?

Sur son site internet, la SNCF affiche région par région les trains "priorité exams" qui seront assurés demain, quoiqu'il arrive.

Un numéro vert, le 0805 200 440, a été également mis en place pour les étudiants, afin de vous aider à anticiper les perturbations.

La SNCF a même décidé de fermer tous ses sièges nationaux et régionaux. Le personnel ainsi mobilisé sera déployé sur les quais des gares avec un gilet rouge "Priorité exams" afin de guider les voyageurs.

2 Demain, quelles solutions s'offrent à moi ?

Un certain nombre de trains et de bus, sélectionnés par la SNCF, seront assurés aux heures d'examens sur les lignes sur "lesquelles circulent le plus de candidats au baccalauréat". Les lignes et horaires concernés sont disponibles sur un site dédié

Pour être sûr de monter à bord, les agents de la SNCF distribueront aux étudiants sur les quais un badge "Priorité exams" afin de vous permettre d'"être identifiés par les autres voyageurs pour qu’ils puissent solidairement [vous] laisser la priorité dans les trains".

Si vous préférez prendre un autre mode de transport, l'entreprise propose une offre de covoiturage, en partenariat avec 123envoiture.com. Ce dernier s'engage à rembourser tous les clients bacheliers de la semaine, sous présentation de leurs convocations. A Lille (Nord), la SNCF va même commander des taxis pour les candidats au bac, rapporte RTL.

3 Et si j'arrive quand même en retard ?

Pas de panique. Le ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, a annoncé vendredi qu'en cas de retard inférieur à une heure dû à la grève, le candidat serait autorisé à plancher plus longtemps pour compenser ce retard.

Si celui-ci est supérieur à une heure, le délai au bout duquel un candidat est autorisé à quitter la salle, le ministre demande aux chefs de centre d'examen de regarder les situations au cas par cas. "On agira avec bienveillance", assure-t-il.

Selon le Journal du Dimanche, aucun justificatif de retard ne sera demandé et les sujets ne seront divulgués au public qu'une heure et demie après le début des épreuves. "Nous savons faire preuve d'humanité, nous n'appliquons pas à la lettre et de manière obtuse la réglementation", explique à l'hebdomadaire Philippe Tournier, secrétaire général du principal syndicat de chefs d'établissements (SNPDEN) qui rappelle que "tous les ans, nous avons déjà de gros retards à gérer."