Rachat de T-Mobile : l'offre de Free pourrait être rejetée

Le groupe français Iliad est désormais seul en lice pour le rachat de la branche américaine de T-Mobile, mais son offre est jugée trop basse.

John Leger, patron de T-Mobile, à la bourse de New-York (Etats-Unis), le 1er mai 2013.
John Leger, patron de T-Mobile, à la bourse de New-York (Etats-Unis), le 1er mai 2013. ( BRENDAN MCDERMID / REUTERS)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Xavier Niel pourrait être déçu. L'opération T-Mobile s'apprêterait à rejeter l'offre de rachat de sa branche américaine présentée par Iliad, la maison mère de Free, selon des informations du Wall Street Journal américain et du Financial Times britannique, mardi 5 août.

Iliad avait annoncé la semaine dernière avoir soumis au conseil d'administration de T-Mobile US une offre de prise de contrôle. Le groupe français veut racheter une participation de 56,6% pour 15 milliards de dollars (11 millions d'euros). T-Mobile US lui a toutefois refusé l'accès à ses livres de comptes, estimant le prix de l'offre "bas", raconte le Wall Street Journal.

Il n'y a pas eu de "dialogue productif" entre les deux parties, selon le quotidien américain, qui ajoute toutefois qu'Iliad n'est pas prêt à jeter l'éponge et n'exclurait pas d'augmenter son offre. Le Financial Times rapporte de son côté que Deutsche Telekom estime que l'offre d'Iliad, fixée à 33 dollars par action est inférieure de 7 dollars à la proposition officieuse mise sur la table par Sprint et Softbank.

Seul en lice

Free reste pourtant seul en lice pour ce rachat car Sprint et sa maison mère japonaise Softbank y ont renoncé. Il leur serait trop difficile de convaincre les régulateurs américains. En effet, "la Federal Communications Commission (FCC) et le Département de la justice à Washington semblent opposés à l'idée de rachat du numéro 4 par le numéro 3"précise Le Figaro.

Les régulateurs américains, qui avaient déjà bloqué en 2011 le rachat de T-Mobile par AT&T, craignent des conséquences négatives pour les consommateurs. Pourtant, en fusionnant avec T-Mobile, Sprint pensait créer un groupe crédible, assis sur plus de 20% du marché, assez solide financièrement et techniquement pour défier le quasi-duopole constitué par Verizon et AT&T, note le quotidien.