L'arrivée de Free a permis de faire gagner 7 milliards d'euros de pouvoir d'achat, selon l'UFC-Que choisir

Selon l'association de défense des consommateurs, l'arrivée d'un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mobile de 30%. 

Des clients font la queue dans une boutique Free de Dunkerque (Nord), le 19 décembre 2013.
Des clients font la queue dans une boutique Free de Dunkerque (Nord), le 19 décembre 2013. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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"Un bilan sans appel." L'UFC-Que choisir publie mardi 29 avril un bilan extrêmement positif de l'arrivée d'un quatrième opérateur de téléphonie mobile. Selon l'association, l'arrivée de Free sur le marché a permis un gain de pouvoir d'achat de près de 7 milliards d'euros pour les consommateurs en deux ans. 

L'UFC tire un bilan consumériste "incontestablement bénéfique" de l'arrivée de Free Mobile début 2012 sur le marché français. Elle s'inquiète donc d'une possible baisse de l'intensité concurrentielle alors qu'une restructuration du secteur des télécoms est en question après l'acquisition prévue de SFR par Numericable. L'arrivée d'un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mobile de 30%, permettant aux consommateurs d'économiser 6,83 milliards d'euros, selon le bilan de l'UFC qui porte sur la période 2012 et 2013.

De 25 euros par mois à 16,90 euros

L'attribution d'une quatrième licence mobile a permis en particulier aux consommateurs de se libérer de "l'engagement" et du modèle de la "subvention" du terminal mobile, qui occasionne en réalité un surcoût pour l'abonné, souligne l'organisation de défense des consommateurs. Près d'un abonné sur deux (49,3%) avait une offre sans engagement fin 2013, soit deux fois plus qu'en janvier 2012, et ce modèle devrait devenir majoritaire en 2014. "La facture moyenne d'un utilisateur français, fin 2011, était de près 25 euros hors taxes. Un chiffre tombé à 16,90 euros au quatrième trimestre 2013, soit une baisse de 30%", explique Europe1.fr

L'étude de l'UFC s'inscrit aussi en faux contre l'un des arguments majeurs des promoteurs d'une concentration du secteur des télécoms, en soulignant que ce dernier a vu ses emplois se multiplier depuis 2010, date de l'attribution d'une quatrième licence, après une baisse continue observée depuis 2000. Elle note aussi que les finances publiques n'ont pas souffert d'une quatrième licence. "L'emploi dans le secteur a progressé depuis 2012 et le pouvoir d'achat libéré est susceptible d'avoir créé 50 000 emplois tous secteurs confondus", écrit l'UFC.

Des craintes sur le sort de Bouygues Telecom

Mais aujourd'hui, la fragilité de Bouygues Telecom ne garantit pas "son maintien sur le marché à moyen terme". Pour éviter que le retour à trois opérateurs n'occasionne "une inévitable marche en arrière", l'UFC demande à l'Autorité de la concurrence et à l'Autorité des télécoms, l'Arcep, de préparer un tel scénario. L'association leur demande en particulier de prendre position sur "la restructuration du secteur et notamment de fixer toutes les conditions propres à la sauvegarde d'une intensité concurrentielle au service des consommateurs".

Elle appelle également à "baisser dans les plus brefs délais les tarifs de gros appliqués par les opérateurs de réseau aux MVNO", les opérateurs sans réseau propre, "afin que les MVNO puissent jouer le rôle d'agitateurs du marché".