En 2015, les redressements fiscaux ont atteint la somme record de 21,2 milliards d'euros

Le nombre de contrôles fiscaux a pourtant diminué en 2015, selon Bercy.

Le ministère de l'Economie et des Finances, le 29 février 2016 à Paris.
Le ministère de l'Economie et des Finances, le 29 février 2016 à Paris. (JEAN ISENMANN / ONLY FRANCE / AFP)

Mis à jour le , publié le

En 2015, la lutte contre la fraude fiscale a rapporté la somme record de 21,2 milliards d'euros, annonce le ministère des Finances, jeudi 3 mars. Soit une augmentation de 1,9 milliard d'euros sur une année. Les sommes effectivement encaissées par le fisc ont augmenté de 17%, à 12,2 milliards d'euros. A titre de comparaison, cela correspond aux dépenses du ministère de l'Intérieur, et c'est même davantage que les budgets cumulés de la Justice, de la Culture et de l'Aide au développement.

Le nombre de contrôles fiscaux a pourtant diminué en 2015, en passant de 51 740 à 50 168 opérations. Bercy, toutefois, n'y voit aucun paradoxe : "Cela signifie que les contrôles sont mieux ciblés, orientés vers les manquements les plus importants." Les redressements ont notamment augmenté sur l'impôt sur les sociétés, à hauteur d'un milliard d'euros. Les droits nets portant sur l'impôt sur le revenu sont passés, eux, de 2,3 à 2,7 milliards d'euros, ceux concernant la TVA ayant baissé de 2,3 à 2,2 milliards d'euros.

En février, la Cour des comptes avait salué une amélioration de la lutte contre la fraude fiscale, tout en précisant que ses résultats étaient encore décevants. Ainsi, le coût de la fraude à la TVA en France pourrait avoisiner les 14 milliards d'euros par an, selon les évaluations de la Commission européenne. Et le coût de la fraude fiscale en général, selon certaines estimations, pourrait atteindre 60 à 80 milliards d'euros.