Travail du dimanche : de nouveaux accords

Un accord autorisant une centaine d'enseignes de prêt-à-porter à ouvrir le dimanche a été signé. Cela fait suite à la loi Macron, promulguée il y a deux ans.

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Après les hôtels, les magasins d'alimentation et les magasins de bricolage et jardinage, les boutiques de vêtements pourront lever le rideau le dimanche. Toutes les grandes enseignes ont désormais l'autorisation d'ouvrir dans toutes les zones touristiques. Une nouvelle qui semble plaire aux consommateurs. "C'est pratique parce que ça évite d'avoir à tout concentrer le dimanche", estime une jeune femme. Travailler dimanche, qu'en pensent les salariés de ces boutiques ? "Je pars du principe que c'est plus d'argent pour tous les gens qui travaillent dans la vente. Ҫa ne me dérange pas du tout", explique une employée. "Moi, je préfère avoir mon jour de repos le dimanche. Pour moi, c'est sacré", assure une autre.

Les dimanches payés double

Des enseignes qui pourront ouvrir grâce à la signature d'un accord avec les syndicats du secteur. Pour les salariés, l'accord prévoit que chaque dimanche sera payé double, donnera le droit à un jour de repos et à 40 euros de frais de garde pour les enfants. En revanche, si aucun accord de branche n'est trouvé, rien n'empêche les enseignes de négocier directement en interne. Certains syndicalistes s'opposent encore au travail dominical. "Ce sont des salariés qui touchent environ 800 euros par mois à temps partiel. Nous, ce qu'on demande, c'est que ces salariés passent à temps plein, avec un salaire digne, de quoi vivre aujourd'hui dans notre pays", explique Amar Lagha, secrétaire général CGT commerce. Au total, 120 000 salariés et 22 000 boutiques sont concernés. Selon les syndicats favorables à l'ouverture, cela pourrait permettre de préserver 800 emplois, et même d'en créer 250 de plus.

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Une pancarte, photographiée sur le parking d\'un supermarché à Cabourg (Calvados), le 24 juillet 2013.
Une pancarte, photographiée sur le parking d'un supermarché à Cabourg (Calvados), le 24 juillet 2013. (MYCHELE DANIAU / AFP)