Travail dominical à Paris : "Les grands magasins auront créé 1 000 emplois"

Selon Claude Boule, président de l’UCV, l’Union du grand commerce de centre-ville, invité de franceinfo dimanche, "en comptant le Printemps, les grands magasins auront créé 1 000 emplois depuis l’autorisation de l’ouverture dominicale".

Un grand magasin à Paris.
Un grand magasin à Paris. (MAXPPP)
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A partir de dimanche 11 juin, tous les grands magasins de Paris sont ouverts sept jours sur sept, y compris le dimanche. C’est une conséquence de la loi Macron, en vigueur depuis un an et demi. Le dernier magasin à rejoindre ce mouvement, ce dimanche, est le Printemps Haussmann. Claude Boule, président de l’UCV, l’Union du grand commerce de centre-ville, détail l'impact de cette mesure sur franceinfo.

franceinfo : Quel bilan peut-on tirer de ces ouvertures dominicales ?

Claude Boule : C’est bon pour les ventes, puisqu’elles progressent en moyenne de 7%, et le dimanche devient effectivement un septième jour de vente. C’est également bon pour l’emploi, puisqu’en comptant le Printemps, les grands magasins auront créé 1 000 emplois depuis l’autorisation de l’ouverture dominicale.

Globalement, en termes de ventes, le dimanche est la première ou la deuxième journée de la semaine au regard du chiffre d’affaires. Cela dépend des performances du samedi et de la durée d’ouverture.

Claude Boule, président de l’UCV

à franceinfo

Aux Galeries Lafayette et au BHV, cela a beaucoup progressé. Ailleurs, c’est en train de s’installer : il faut un certain temps pour que la mesure soit connue, pour que la clientèle française et internationale sache que les magasins sont ouverts le dimanche.

Pour un délégué du syndicat FO Commerce, l’ouverture dominicale ne crée pas d’emplois en CDI à temps plein, mais des emplois à temps partiel, où ne se pose plus la question du volontariat. Pour toutes les enseignes qui se sont déjà livrées à l’expérience (ameublement, bricolage…), le bilan est plutôt négatif en terme d’emplois. Que lui répondez-vous ?

D’abord, toutes les organisations syndicales de tous les grands magasins ont signé des accords sociaux. Peut-être que FO ne l’a pas fait, mais il y a des majorités qui se sont exprimées. Par ailleurs, s’ils ont signé, c’est parce que les accords étaient très positifs pour les salariés : doublement des salaires le dimanche, mise en place d’une allocation de garde des enfants, principe du volontariat absolu, et enfin création d’emplois supplémentaires. Car, si vous faites fonctionner un magasin sept jours au lieu de six, tout le monde comprend qu’on a besoin d’heures de travail supplémentaires correspondant aux heures d’ouverture. Il y a dans ce cas deux types d’emploi créés : des CDI temps plein, notamment des personnes qui vont travailler quatre jours payés cinq, puisqu’elles sont payées double le dimanche, et également des CDI temps partiel, des personnes qui vont travailler deux ou trois jours payés trois ou quatre jours. Ce que nous avons constaté, c’est qu’il y a un volontariat extraordinaire : les magasins ont dû plafonner le nombre de dimanches par salarié entre 6 et 12 pour que tous puissent profiter de cette mesure.