La CFDT se mobilise contre l'ouverture des hypermarchés Carrefour le dimanche

Le syndicat CFDT organise mardi 10 janvier une journée nationale d'action pour dénoncer le projet de la direction de Carrefour d'ouvrir ses hypermarchés le dimanche matin.

L\'hypermarché Carrefour d\'Antibes, dans les Alpes-Maritimes, en août 2015 (photo d\'illustration)
L'hypermarché Carrefour d'Antibes, dans les Alpes-Maritimes, en août 2015 (photo d'illustration) (JEAN-PIERRE AMET / MAXPPP)
Raphaël EbensteinRadio France

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Officiellement, les échanges se poursuivent avec les partenaires sociaux. Mais la direction de Carrefour espère bien signer d'ici fin janvier un accord visant à pouvoir ouvrir 191 de ses 230 hypermarchés français le dimanche matin jusqu'à 13 heures. Tracts, débrayages... La CFDT, deuxième syndicat du groupe de distribution, organise mardi 10 janvier une journée nationale d'action pour dénoncer ce projet. 

Les syndicats FO et CGC prêts à signer l'accord

La possibilité d'ouvrir le dimanche est inscrite dans la loi pour les commerces à prédominance alimentaire mais la CFDT avait refusé de signer le texte en décembre 2015. Chez Carrefour, le groupe l'applique déjà à ses 5 000 magasins Carrefour City ou Carrefour Express. "Ce que nous contestons, c'est l'extension de cette pratique aux hypermarchés qui ne répondent pas à un format de proximité, explique Sylvain Macé, délégué syndical CFDT. L'entreprise va trop loin."

C'est un non-sens au niveau économique et cela va impacter les conditions de travail des salariés

Sylvain Macé, délégué CFDT

à franceinfo

La direction de Carrefour assure à demi-mot ne pas vouloir ouvrir tous ses hypermarchés le dimanche matin, mais vouloir prendre la décision au cas par cas en fonction de la localisation. Pas de quoi convaincre la CFDT. "Depuis le début des négociations, nous demandons une liste des magasins où il y aurait un intérêt économique ou concurrentiel à ouvrir le dimanche. Mais l'entreprise nous refuse cette liste", souligne Sylvain Macé.

La CFDT affirme avoir consulté plus de 10 000 salariés du groupe, dont 94% se seraient prononcés contre le travail le dimanche matin. Mais deux autres syndicats, FO et la CGC, pourraient signer l'accord proposé par la direction, ce qui suffirait alors à le valider.