L'arrivée de Free Mobile en janvier 2012 a durement affecté les opérateurs Bouygues et SFR.
L'arrivée de Free Mobile en janvier 2012 a durement affecté les opérateurs Bouygues et SFR. (SÉBASTIEN RABANY / PHOTONONSTOP / AFP)

Depuis l'arrivée de Free Mobile en janvier, SFR et Bouygues font grise mine. SFR présentera en novembre aux syndicats un "plan de départs volontaires" dans le cadre d'"une réorganisation qui vise à restaurer la compétitivité" du groupe, a indiqué la direction mardi 3 juillet au matin, sans toutefois préciser l'ampleur de ce plan de départs. Bouygues lui a emboîté le pas dans l'après-midi.

"Nous avons présenté en comité central d'entreprise les grandes orientations stratégiques pour l'avenir de SFR. L'idée est de présenter un plan de transformation qui vise à restaurer la compétitivité, a déclaré un porte-parole de l'opérateur, qui emploie 10 000 salariés. On a présenté une méthode et un calendrier de mise en œuvre : le plan de réorganisation sera lancé en novembre prochain. D'ici là, on donne une priorité à la mobilité interne et à la formation, sur lesquels on va mettre beaucoup de moyens."

Bouygues également touché

Bouygues Telecom, le deuxième opérateur mobile, est lui aussi est tourmenté par la concurrence de Free. Le groupe a présenté, lors d'un comité central d'entreprise, son plan de départs volontaires de 556 postes visant à "sauvegarder sa compétitivité". L'entreprise, qui compte 9 800 salariés, "envisage de conduire ce redimensionnement des effectifs sur la base d'un plan de départs volontaires concernant 556 postes" et "ne pratiquera aucun licenciement dans le cadre de ce plan", affirme la direction.

En mai, cette dernière avait indiqué qu'elle étudiait un "projet d'adaptation des structures de l'entreprise (...) au nouveau contexte du secteur des télécoms", l'arrivée de Free sur le marché ayant accentué sa perte de vitesse.