Alstom-Siemens : une fusion qui fait polémique

Les dirigeants d'Alstom et de Siemens négocient en secret les conditions de leur union. Il faut dire que celle-ci est sensible : le géant européen du rail passera en réalité sous pavillon allemand. 

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De Reichsoffen (Bas-Rhin) à Belfort (Territoire de Belfort) en passant par Villeurbanne (Rhône), dans les usines d'Alstom, c'est encore l'attente pour les 8 500 salariés français. Le rapprochement avec Siemens est dans toutes les têtes. Ces inquiétudes s'expliquent par le montage financier de l'opération qui devrait donner le contrôle à Siemens. L'Allemand devrait prendre 50% des parts. En contrepartie, le siège du nouveau groupe serait basé en France. La société serait cotée à Paris et dirigé par un Français, Henri Poupart-Lafarge, actuel PDG d'Alstom. Les emplois français seraient garantis durant quatre ans. Pas assez cependant pour rassurer les syndicats de certains sites dans l'Hexagone.

Un accord en défaveur de la France ?

Le gouvernement assure que les intérêts français seront préservés. L'opposition n'est pas du tout convaincue. "Ce qui est annoncé est totalement déséquilibré en défaveur des Français", a fustigé le député LR de l'Oise Éric Woerth. Les députés communistes réclament quant à eux l'ouverture d'une commission d'enquête. "La direction d'Alstom devrait s'exprimer demain face à la presse pour donner tous les détails de ce mariage", ajoute la journaliste de France 2 Margaux Manière, en direct du siège d'Alstom, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

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Alstom à Levallois-Perret.
Alstom à Levallois-Perret. (PATRICK KOVARIK / AFP)