Mariage de cœur ou de raison ? Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën souhaite s'allier avec le géant américain pour faire face aux difficultés qu'il connaît. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a confirmé mercredi 22 février cette information de La Tribune, sur Europe 1. "Le président du groupe m'a informé hier soir de ces discussions pour un partenariat stratégique et m'a dit que c'était une bonne nouvelle pour le groupe".

Des discussions depuis "plusieurs mois"

Auparavant, le site internet avait fait état de discussions entre PSA et General Motors, "entamées il y a plusieurs mois" et "entrées dans leur phase finale". Il citait une source officieuse selon laquelle ces discussions sont "avancées" et visent "une alliance, pas des coopérations ponctuelles".

Elles "n'ont pas encore abouti, il n'y a pas d'accord à ce stade", croit savoir La Tribune.fr, qui cite une source anonyme. En janvier, PSA s'était dit "ouvert" à l'idée d'une alliance avec un autre constructeur, après avoir connu une année 2011 difficile. Les ventes du numéro un français du secteur, et numéro deux européen, ont souffert en 2011 de la mauvaise santé du marché automobile européen.

Echec du mariage PSA-Mitsubishi 

PSA avait démenti en janvier des rumeurs dans la presse italienne concernant un rapprochement avec l'Italien Fiat-Chrysler. Mais le nouveau directeur des marques du numéro un français, Frédéric Saint-Geours, avait indiqué que PSA était "tout à fait ouvert" à l'idée d'un mariage, à condition de "trouver le bon partenaire". "Pour l'instant, il n'y a pas d'alliance en cours". De son côté, le géant américain refuse de confirmer des pourparlers avec le Français.

Il y a deux ans, PSA avait tenté de s'allier au Japonais Mitsubishi, mais le projet avait été enterré en mars 2010. La presse avait alors fait état d'une certaine réticence de la famille Peugeot, détentrice de 30,3% du capital et 45,74% des droits de vote.

Difficultés pour s'ouvrir à l'international

En 2011, PSA a vu son bénéfice net divisé par deux, à 588 millions d'euros. Le groupe avait réussi à repasser dans le vert en 2010, après deux années de pertes consécutives liées à la crise. La mauvaise performance de l'an passé est à mettre sur le compte de sa branche automobile, la plus importante.

Le groupe souhaite se développer à l'international, mais il est en manque de financements et quelque peu isolé sur la scène mondiale, face à des Volkswagen, GM, Toyota ou à l'alliance Renault-Nissan, souligne La Tribune. S'allier au numéro un mondial qu'est General Motors, qui a lui affiché des bénéfices records l'an dernier, pourrait être une solution, selon le site du quotidien.

Sur le plan social, ce rapprochement pourrait occasionner des suppressions d'emplois en Europe, où le constructeur américain est présent via sa filiale Opel, estime Le Figaro.