Le siège du volailler Doux, à Châteaulin (Finistère).
Le siège du volailler Doux, à Châteaulin (Finistère). (FRED TANNEAU / AFP)

Sept propositions de reprise du groupe volailler Doux ont été déposées jeudi 5 juillet, selon l'administrateur judiciaire. Mais le ministère du Redressement productif estime que "le compte n'y est pas".

• Qui sont les repreneurs potentiels ?

La première proposition pour sauver le volailler breton émane de l'établissement financier Sofiprotéol, qui propose un consortium. Il rassemblerait différents acteurs français du secteur volailler : Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia, dont certains ont également fait des offres individuelles.

"L'intérêt du consortium, c'est qu'il apporte une offre globale" de reprise du groupe Doux et de ses diverses activités d'aliments, d'export, de produits frais et de produits transformés, a expliqué jeudi matin Xavier Beulin, président de Sofiprotéol et du principal syndicat agricole, la FNSEA.

Les établissements Daviet, Cavac Ciab, Financière Turenne Lafayette, LDC, Tilly-Sabco et Terrena ont également soumis leur propre proposition.

• Que dit le ministère du Redressement productif ?

"Aujourd'hui, le compte n'y est pas dans les offres qu'on a, de manière générale", a déclaré un proche du ministre Arnaud Montebourg. "Nous demandons aux repreneurs potentiels d'améliorer leur offre", a-t-il poursuivi, rappelant que "toute solution qui séparerait les actifs des sites n'est pas envisageable".

"A ce stade, le projet qui se dit 'consortium' n'est pas le projet du ministère, loin de là", affirme la même source. Concernant d'autres repreneurs, "le contrat de confiance n'est pas respecté", ajoute-t-il, sans plus de précisions.