Hyundai propose d'assurer ses clients en cas de chômage

Le constructeur assure aux acquéreurs de ses voitures une indemnité allant jusqu'à 300 euros par mois s'ils perdent leur emploi.

Des véhicules Hyundai Elantra, à Petaluma, en Californie, le 3 avril 2013.
Des véhicules Hyundai Elantra, à Petaluma, en Californie, le 3 avril 2013. (JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)
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Le communiqué a été publié juste avant la fête du travail, un symbole. Lundi 29 avril, la marque automobile Hyundai, cinquième constructeur mondial, a annoncé la création d'une "assurance perte d'emploi". En échange de l'achat d'une voiture, le sud-coréen propose une indemnisation pouvant aller jusqu'à 300 euros par mois durant un an, si l'acheteur perd son emploi.

"Cette offre répond à une des préoccupations majeures des consommateurs, dans un contexte économique morose, où la confiance des ménages ne cesse de se dégrader", indique le communiqué de la marque sud-coréenne, cité par 20 minutes. "Compte tenu de la morosité de l'économie, il y a un certain nombre de clients qui restent dans l'attentisme", a expliqué à Europe 1 Patrick Gourvennec, le directeur général de Hyundai Motor France. "Il s'agit de personnes qui ne sont pas forcément en risque de se retrouver au chômage dans l'immédiat, mais qui sont tout de même inquiets pour l'avenir".

300 euros par mois plus une aide à la recherche d'emploi

Concrètement, Hyundai, qui a déjà lancé cette offre aux Etats-Unis, propose, en "cas de perte d'emploi involontaire", de recevoir jusqu'à 300 euros par mois pendant un an. En complément de l’indemnisation, il est possible de bénéficier "d’une aide à la recherche d’emploi sous la forme d’entretiens téléphoniques avec un consultant  spécialisé dans la limite de 5 entretiens d’une heure sur une période de 3 mois (aide à la mise en place d’un plan d’action, conseil sur les meilleurs canaux pour la recherche, aide à la rédaction du curriculum vitae, préparation d’un entretien…)", indique le contrat.

Un coup de pub qui permettra peut-être au constructeur de rattraper plusieurs revers récents. Le sud-coréen a dû présenter ses excuses vendredi 24 avril, à la suite de la diffusion d'une vidéo publicitaire qui mettait en scène une tentative ratée de suicide pour promouvoir un modèle de véhicule sans émission de CO2. Le groupe a encore été secoué début avril par le rappel de 1,9 million de véhicules aux Etats-Unis, notamment pour des problèmes d'air-bags.