Un homme travaille sur un motopropulseur automatique sur le site de Strasbourg de General Motors, le 4 avril 2011.
Un homme travaille sur un motopropulseur automatique sur le site de Strasbourg de General Motors, le 4 avril 2011. (FREDERICK FLORIN / AFP)

Il y a deux ans, General Motors (GM) rachetait pour un euro symbolique le site de Strasbourg, qui fabrique des boîtes de vitesses. Mercredi 9 mai, le groupe annonce que "parallèlement à la recherche active d'une solution interne permettant d'affecter de nouveaux programmes du groupe à son site de Strasbourg, General Motors Company(GMC) a décidé de lancer une évaluation complète et détaillée du site de GM Strasbourg en vue d'une vente potentielle de cette unité". En clair, 1 000 emplois sont menacés, faute de nouveau projet susceptible d'en assurer la pérennité.

Les repreneurs potentiels devront présenter "un projet solide et crédible", a ajouté le constructeur américain. Passé en 2008 sous la coupe de Motors Liquidation Company (la structure chargée de liquider les actifs de GMC après son dépôt de bilan), GM Strasbourg avait été racheté en septembre 2010 par son ancienne maison-mère.

Inquiétude des salariés

Le constructeur américain s'était engagé, en contrepartie de sacrifices consentis par les salariés, à assurer à l'usine un carnet de commandes jusqu'en 2014 et à lancer de nouveaux produits pour pérenniser l'activité au-delà. Mais cette recherche de nouvelles activités n'a pour l'instant pas porté ses fruits.

L'annonce du projet de GMC de vendre son usine strasbourgeoise a suscité l'inquiétude et la colère des salariés, d'autant que le site a enregistré un bénéfice net de 30 millions d'euros en 2010 et de 40 millions d'euros en 2011, selon un responsable de la CFDT, Jean-Marc Ruhland.