Entreprises : choisir le bon repreneur

27 ans après la création de son entreprise, ce dirigeant avait la possibilité de la revendre à très bon prix. Mais il a fait un autre choix : il l'a cédée à ses salariés.

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Ce patron, Eric Belile, est devenu en quelques jours un exemple pour toute la France. Il aurait pu vendre sa société 12 millions d'euros à des investisseurs mais lui a préféré la laisser, pour trois fois moins cher, à ses salariés. Moins d'argent, mais plus d'emplois, certains patrons font ce choix. Jacques Judak est l'un d'eux. À 66 ans, il est à la tête d'une société d'électronique. Il a mis dix ans à choisir son repreneur : pour lui, la priorité, c'était l'emploi. "J'étais un ancien salarié de l'entreprise quand j'ai repris donc c'étaient des collègues", explique Jacques Judak, ex-PDG de l'entreprise Saditec. "Je les connaissais tous, je connaissais leur famille, donc c'était un défi personnel que je m'étais lancé, de les conserver...", poursuit-il.

La masse salariale : un frein pour certains repreneurs

Et l'ancien patron suit de près son successeur, car il y a des conditions à la vente : il faut conserver les 25 salariés sur place, et même faire mieux. La masse salariale est souvent un frein au rachat d'entreprise. Cette société en a fait l'expérience : "en discutant, on s'est aperçu que ce qui intéressait les gens c'était le carnet de commandes, et pas du tout les employés", déplore Jacques Judak.  

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27 ans après la création de son entreprise, Jacques Judak avait la possibilité de la revendre à très bon prix. Mais il a fait un autre choix : il l\'a cédée à ses salariés.
27 ans après la création de son entreprise, Jacques Judak avait la possibilité de la revendre à très bon prix. Mais il a fait un autre choix : il l'a cédée à ses salariés. (France 2)