Daniel Cohn-Bendit s'insurge contre le "binz" autour de la fusion Alstom-Siemens

Invité de France Inter mercredi, Daniel Cohn-Bendit a réagi à la fuison entre Alstom et Siemens. Pour lui, les craintes suscitées par ce rapprochement sont infondées. Il estime que l'erreur a été de ne pas créer un pôle européen "tout de suite". 

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Invité de France Inter mercredi 27 septembre, l'ex-député européen franco-allemand, Daniel Cohn-Bendit, s'est insurgé contre les inquiétudes autour de l'alliance entre Alstom et Simens qui sont, selon lui, infondés. "On va voir... Je ne sais pas si ça va marcher, mais quand Sanofi rachète en Allemagne, on ne fait pas un binz comme ça", a-t-il lancé.

Arrêter de "se foutre de la gueule du monde"

"Et quand Peugeot a racheté Opel ? Et quand Mercedes a décidé de faire la Smart en Lorraine et non pas en Allemagne ? Est-ce que vous avez dit : 'C'est horrible, la Smart doit être construite en Allemagne' ? 'Que les Allemands gardent leurs capitaux, qu'ils gardent leur travail' ? Il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde !", a-t-il ajouté.

"Le marché européen existe. Des Français rachètent en Allemagne, des Allemands rachètent en France, en Italie, ça n'arrête pas, c'est comme ça !", a estimé Daniel Cohn-Bendit, tout en insistant sur la nécessité de définir des "règles sociales" communes en Europe.

"L'erreur stratégique d'Alstom, c'était l'alliance avec [l'Américain] General Electric [en 2015], au lieu de faire tout de suite un pôle européen", a également expliqué Daniel Cohn-Bendit. 

Daniel Cohn-Bendit à France Inter mercredi 27 septembre. 
Daniel Cohn-Bendit à France Inter mercredi 27 septembre.  (RADIO FRANCE/FRANCE INTER)