Pour la première fois, Air France, reconnaît publiquement être confrontée à un sureffectif. La compagnie, qui compte 53 000 salariés, a expliqué jeudi 24 mai que sa restructuration conduira à un "sureffectif", dont elle dévoilera l'ampleur dans la deuxième quinzaine de juin.

"La discussion sur les mesures de traitement du sureffectif sera engagée" en juin, a simplement indiqué Air France dans un communiqué. "Eviter le recours aux départs contraints reste un objectif", a martelé la compagnie.

Réduction de la flotte

Des informations de presse ont évoqué cette semaine un plan de départs volontaires visant 2 500 à 3 000 salariés. Le gel des embauches se traduit déjà par environ 800 suppressions de postes par an, compte tenu des départs naturels. En janvier, Air France/KLM avait annoncé un plan baptisé Transform 2015 dont l'objectif est de réaliser deux milliards d'économies en trois ans, avec des mesures immédiates et un volet plus structurel attendu en juin.

La compagnie a également annoncé une réduction de près d'un quart de sa flotte court et moyen-courrier, à l'horizon 2014. De ses 145 avions en service actuellement, 34 vont être retirés. Dans le même temps, la flotte de sa filiale à bas coûts Transavia France sera en revanche renforcée. Elle devrait quasiment tripler pour passer à 20 ou 22 appareils en exploitation d'ici 2015-2016, contre 8 actuellement. Air France a par ailleurs affirmé vouloir proposer une nouvelle offre "moins chère" en classe économique.