Travail au noir : Une réalité encore présente dans tous les secteurs

Le nombre de redressements contre le travail au noir atteint un record : 460 millions d'euros ont été récupérés par l'État français l'an dernier. Pourtant, c'est encore très en dessous de la réalité. France 2 a recueilli les témoignages de deux travailleurs au noir.

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FRANCE 2

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Les bons chiffres de la lutte contre le travail au noir montrent que le renforcement des contrôles produit ses effets. 460 millions d'euros ont été récupérés par l'État français l'an dernier. Pourtant, le travail au noir touche encore tous les secteurs : peinture, bâtiment, déménagement, garde d'enfants, ménage ou encore la restauration. Qui sont ces travailleurs de l'ombre ? Combien gagnent-ils ? Le font-ils par choix ou par nécessité ? Au chômage, Julien fait des travaux de peinture. Ses journées commencent dans un garage qu'il loue 50 euros par mois, c'est là qu'il stocke son matériel. Il travaille au noir depuis six mois après plusieurs années d'Interim. "Gagner à peine 1000 euros par mois, ce n’était pas intéressant. C'est pour cette raison que j'ai décidé de faire du travail au noir", explique-t-il. Pour une journée de travail : 100 euros. Un tarif normal. Avec ses allocations chômage, Julien gagne au total 3000 euros par mois.

Forte demande des particuliers

Le travail dissimulé prospère aussi avec la demande des particuliers. Romain multiplie les activités non déclarées à commencer par du déménagement. Il gagne 50 euros pour quatre heures de travail. Sa cliente préfère le payer au noir. "Une entreprise, c'est largement plus cher", estime-t-elle. Deux travailleurs au noir qui n'ont pas l'intention de reprendre une activité légale, même s’ils ont renoncé aux congés payés, aux arrêts maladie et à cotiser pour leur retraite.

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