Paris : 41 militants d'extrême gauche interpellés dans le bois de Boulogne lors d'une "chasse aux DRH"

Les militants s'étaient donné rendez-vous en marge d'un congrès de directeurs des ressources humaines où étaient invités la ministre du Travail ainsi que de nombreux responsables de sociétés du CAC40. 

Des militants d\'extrême gauche se sont donné rendez-vous jeudi 12 octobre 2017 dans le bois de Boulogne, à Paris. 
Des militants d'extrême gauche se sont donné rendez-vous jeudi 12 octobre 2017 dans le bois de Boulogne, à Paris.  (GOOGLE MAPS)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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La préfecture de police justifie l'opération par "un rassemblement non déclaré". Jeudi 12 octobre, 41 militants d'extrême gauche, présentés comme appartenant à "la mouvance contestataire", ont été interpellés dans le bois de Boulogne, où ils étaient rassemblés "à l’occasion de la tenue d’un congrès en ressources humaines". La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, devait y rencontrer des DRH de sociétés du CAC40. Sa venue a finalement été annulée. 

Peu avant 8 heures du matin, les militants ont occupé les alentours du congrès afin de mener une "chasse aux DRH". Sur le site internet consacré à cette mobilisation, les organisateurs demandent de venir "nombreux au rendez-vous pour brusquer, traquer, enfumer" et pour "ne pas subir le futur qu’ils nous préparent".

Ils y assurent pas ailleurs qu'un "rassemblement statique autorisé par la préfecture de police de Paris [devait se tenir] à l'intersection de la route de la reine Marguerite et de la route de la Grande Cascade jusqu'à 13h30".

Des véhicules incendiés

Les militants interpellés sont accusés de "dégradations de biens privés et des violences commises sur les forces de l’ordre". La préfecture évoque des charges telles que "jets de projectiles sur agents de la force publique, port d’arme prohibé, et participation à un attroupement en étant porteur d’une arme". Sur Twitter, des vidéos et photos prises par des militants et journalistes sur place, montrent en effet des véhicules incendiés. 

"Vers 9h20, environ 80 individus de cette mouvance dont une trentaine était encagoulée ont dégradé sept véhicules en stationnement, dont trois ont été incendiés et ont tenté de s’introduire dans l’enceinte d’un domaine sportif," rapporte la préfecture de police. 

"L’intervention des forces de l’ordre, qui ont subi de nombreux jets de projectiles, a permis de contenir les incidents et de mettre fin aux troubles à l’ordre public", poursuit le communiqué.