Enquête : ils traquent le travail au noir

L'an dernier les redressements établis par l'URSSAF ont atteint plus de 550 millions d'euros. Mais comment ces inspecteurs travaillent-ils et avec quelle efficacité ? L'exemple avec des enquêteurs qui se rendent dans une brasserie pour une inspection du travail.

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Les agents de l'URSSAF, l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales, traquent le travail au noir. Aujourd'hui, ils soupçonnent le patron d'une brasserie. Selon leurs informations, il pourrait ne pas déclarer son personnel. Une fois entrés, ils interrogent la serveuse qui se tenait derrière le bar, tout en consultant les fichiers de l'URSSAF. Elle n'est pas déclarée.

Les employés sont les victimes

La jeune femme se défend de travailler au noir. Ni elle, ni l'autre serveur, le frère du gérant, ne le reconnaissent. "Je n'ai pas le droit de donner un coup de main à mon frère ?", se demande l'homme. "Il faut le déclarer", rétorque Didier Deloose, responsable de la lutte contre le travail illégal en Île-de-France. Ils ne seront toutefois pas poursuivis, car les employés sont considérés comme des victimes. Le patron, en revanche, sera convoqué pour payer les cotisations sociales en retard. Ce contrôle a eu lieu sur la foi d'une dénonciation et c'est vrai dans 10 % des cas. Des dénonciations qui parfois émanent de concurrents...

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Un Code du travail photographié à Paris, le 3 avril 2008.
Un Code du travail photographié à Paris, le 3 avril 2008. (MAXPPP)