Ferries SeaFrance/MyFerryLink : le gouvernement annonce un protocole d'accord et la sauvegarde de 402 emplois

Ce protocole d'accord met fin au conflit entre la Scop SeaFrance, le groupe Eurotunnel, ex-propriétaire des bateaux de la compagnie MyFerryLink assurant la liaison transmanche, et leur repreneur DFDS.

Des employés de MyFerryLink bloquent l'autoroute A16, le 21 juillet 2015 à Calais (Pas-de-Calais).
Des employés de MyFerryLink bloquent l'autoroute A16, le 21 juillet 2015 à Calais (Pas-de-Calais). (DENIS CHARLET / AFP)
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Sortie de crise en vue dans le dossier SeaFrance/MyFerryLink. Un protocole d'accord a été signé lundi 31 août, a annoncé le secrétariat d'Etat aux Transports dans un communiqué. Ce protocole met fin au conflit entre la Scop SeaFrance, le groupe Eurotunnel, ex-propriétaire des bateaux de la compagnie MyFerryLink assurant la liaison transmanche, et leur repreneur DFDS. 

"Pour les 487 salariés concernés, cet accord prévoit la création de 402 emplois par Eurotunnel et DFDS, ainsi que le versement d'une indemnité transactionnelle pour les salariés sans emploi au 1er janvier 2016", précise le ministère. Toujours selon ce communiqué, "les discussions ont permis de dégager des moyens nécessaires pour le paiement par le liquidateur des salaires du mois d'août". Quant aux bateaux Rodin et Berlioz, cédés par Eurotunnel à DFDS, et occupés par des marins depuis deux mois, ils "seront restitués le mercredi 2 septembre à 9 heures".

Huit heures de négociations

Le protocole a été signé à l'issue de plus de huit heures de négociations. La précédente réunion, le 24 août, avait également duré huit heures, et un projet de protocole avait pu être mis sur pied, après des discussions infructueuses fin juillet, qui avaient abouti au blocage du port de Calais. Le projet de protocole du 24 août prévoyait de reprendre 407 ex-salariés de la Scop SeaFrance.

Cette société coopérative et participative, créée sur les décombres de la compagnie maritime SeaFrance en août 2012, exploitait la compagnie transmanche MyFerryLink, jusqu'à sa mise en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer le 31 juillet.