Reprise partielle de GM&S : le tribunal rendra sa décision jeudi

Le tribunal s'est penché lundi sur la seule offre de reprise partielle déposée pour l'équipementier automobile creusois. Il rendra sa décision jeudi.

Des salariés de GM&S, le 4 septembre 2017 devant le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne).
Des salariés de GM&S, le 4 septembre 2017 devant le tribunal de commerce de Poitiers (Vienne). (GUILLAUME SOUVANT / AFP)
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franceinfo avec AFPFrance Télévisions

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Les salariés de GM&S seront fixés sur leur sort jeudi. Le tribunal de commerce de Poitiers a mis sa décision en délibéré au 7 septembre sur l'offre de reprise de l'équipementier automobile creusois GM&S par l'emboutisseur GMD, a annoncé lundi 4 septembre l'avocat des salariés de GM&S. Cette offre partielle verrait 120 emplois préservés sur 277.

"On a assez peu de doutes sur ce qui va se passer jeudi", a ajouté l'avocat des salariés, Jean-Louis Borie, devant la presse à l'issue de l'audience à huis clos, en référence à une validation de l'offre. Il a cependant assuré que cet "épisode n'est pas l'épilogue" et que "seule l'action des salariés peut faire évoluer la situation" pour améliorer l'offre.

La mobilisation continue

Ces derniers ont voté à 70% pour la poursuite des actions dans les jours à venir pour tenter d'arracher des améliorations. Ils refusent la "ritournelle" du gouvernement, qui estime que "120 emplois repris, c'est mieux que rien !", et sont convaincus que, même si le tribunal valide l'offre en l'état, "les lignes peuvent encore bouger".

Les syndicats vont sans doute se battre en priorité sur l'indemnisation des "blessés", comme ils appellent les futurs licenciés. Ils réclament 75 000 euros d'indemnité extra-légale par licencié, et "un plan social digne de ce nom" pour un personnel à plus de 50 ans de moyenne d'âge, et dont une trentaine avaient peu avant la liquidation, exprimé l'intention de partir.

L'Etat, insiste la CGT, "ne mesure pas l'échelle du cataclysme" de 157 emplois perdus dans un bassin de vie, un désert industriel – la Creuse – dont GM&S était jusque là le deuxième employeur privé. "Il faut être honnête, l'essentiel de ces ouvriers ne deviendront pas des start-uppers, il faut que les plus âgés et les moins reclassables aient de quoi se retourner", admettait à l'AFP une source non-syndicale proche du dossier.