Des salariés de Goodyear manifestent devant le siège de l'entreprise, le 7 mars 2013 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).
Des salariés de Goodyear manifestent devant le siège de l'entreprise, le 7 mars 2013 à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Les salariés de Goodyear France ne désarment pas. Plusieurs centaines d'ouvriers de l'usine d'Amiens-Nord (Somme) se sont rassemblés, jeudi 7 mars, devant le siège de l'entreprise, à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine). Ils protestent contre le projet de fermeture de leur site, examiné jeudi par deux comités centraux d'entreprise (CCE). 1 173 emplois sont menacés.

Leur rassemblement a tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordre. Arrivés à bord de 11 cars, les manifestants en colère ont jeté des pneus enflammés et divers projectiles sur les forces de l'ordre qui bloquaient l'accès au site. Dix-neuf policiers ont été blessés, six ont dû être évacués et une personne a été interpellée.

(Margaux Manière / France 3 / France 2)

Six ans jour pour jour après l'annonce du 1er plan social

Un CCE sur le projet de fermeture de l'usine Amiens-Nord s'est ouvert jeudi matin au siège de Goodyear. Ce CCE ordinaire doit détailler "la présentation du rapport de l'expert Secafi mandaté par le CCE, les mesures d'accompagnement social et l'analyse économique autour du projet de restructuration", selon un porte-parole de la direction. Un second CCE, extraordinaire celui-là, est prévu dans l'après-midi.

Alors que la direction a annoncé fin janvier la fermeture de l'usine, le rapport Secafi envisage des mesures alternatives. Avant d'entrer en CCE, Mickaël Wamen, le secrétaire général CGT à Amiens-Nord, a évoqué "un rapport catastrophique". Il a affirmé qu'il allait "voter des délibérations pour que le plan social soit annulé le plus vite possible""Il y a six ans jour pour jour, on nous a annoncé la fermeture du site et il n'y a pas eu un seul licenciement."

La CFDT défend de son côté "des propositions alternatives à l'appui du rapport de l'expert", notamment "la piste éventuelle d'un repreneur" et "un plan de départs volontaires qui pourrait concerner environ 400 personnes jusqu'à 56 ans".