Virgin : le tribunal de commerce de Paris rejette les offres de reprise

La liquidation judiciaire de l'enseigne culturelle semble désormais inévitable.

Manifestation des employés du Virgin Megastore des Champs-Elysées (Paris), le 9 janvier 2013.
Manifestation des employés du Virgin Megastore des Champs-Elysées (Paris), le 9 janvier 2013. (CHARLES PLATIAU / REUTERS)
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Le tribunal de commerce de Paris a rejeté, lundi 10 juin, les deux offres de reprise de Virgin. L'une émanait du spécialiste des loisirs créatifs Cultura, et l'autre, de Vivarte, groupe multi-enseignes de prêt-à-porter et de chaussures (marques André ou La Halle). "Aucune des offres examinées n'était satisfaisante, du point de vue financier comme du point de vue du personnel", a indiqué Sylvain Alias, délégué du syndicat Sud. Quelles vont être les conséquences de cette décision ?

L'inévitable liquidation judiciaire de l'enseigne

Le tribunal de commerce de Paris doit examiner, lors d'une audience spéciale le 17 juin à 14 heures, la liquidation judiciaire de Virgin, qui semble désormais inévitable. Virgin Stores, la société qui exploite les magasins Virgin Megastore et emploie encore 960 salariés dans ses 26 magasins en France, a été placée en redressement judiciaire au début de l'année, avec une période d'observation de quatre mois.

Un plan de sauvegarde de l'emploi, objet de négociations

"Maintenant, nous allons essayer de faire pression sur Lagardère et sur l'administrateur judiciaire pour abonder le plan de sauvegarde de l'emploi", a réagi Sylvain Alias. Le groupe Lagardère, actionnaire à près de 20% de Virgin, a proposé de reclasser 80 salariés dans ses différentes structures.

Butler Capital Partners, actionnaire principal de Virgin, s'est engagé fin mai à verser deux millions d'euros pour le plan de sauvegarde de l'emploi, contre un million initialement.