Procès Goodyear : huit ex-salariés, jugés pour séquestration et violences, relaxés ou condamnés à du sursis en appel

En première instance, ils avaient tous été condamnés à 24 mois de prison dont neuf ferme.

Des manifestants réclament la relaxe de huit ex-salariés d\'une usine Goodyear devant le tribunal d\'Amiens (Somme), le 11 janvier 2017.
Des manifestants réclament la relaxe de huit ex-salariés d'une usine Goodyear devant le tribunal d'Amiens (Somme), le 11 janvier 2017. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)
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Condamnés en première instance à de la prison ferme, huit ex-salariés de l'usine Goodyear Amiens-Nord ont été condamnés à des peines avec sursis ou relaxés, mercredi 11 janvier. Ils étaient jugés pour la séquestration, en 2014, de deux dirigeants de leur usine.

Dans le détail, un des salariés a bénéficié d'une relaxe totale, quatre ont été condamnés à un an de prison pour "séquestration", et trois ont été condamnés à deux ou trois mois de prison pour "violences en réunion", précise France Bleu Picardie. Après la décision de la cour d'appel, les sept condamnés ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation.

Deux cadres retenus pendant une trentaine d'heures

Les 6 et 7 janvier 2014, le directeur des ressources humaines et le directeur de la production avaient été retenus pendant une trentaine d'heures dans les locaux de l'usine de pneumatiques, occupée par quelques dizaines de salariés en colère après l'annonce de la fermeture de ce site de 1 143 salariés.

En première instance, en janvier 2016, ils avaient écopé de peines de deux ans de prison dont neuf mois ferme. La CGT avait alors dénoncé la "criminalisation de l'action syndicale", et une pétition réclamant l'arrêt des poursuites à leur encontre avait recueilli plus de 171 000 signatures.

Environ 350 militants CGT s'étaient rassemblés, mercredi en fin de matinée, devant le palais de justice d'Amiens, pour demander "la relaxe" des huit prévenus. Cinq d'entre eux sont eux-mêmes militants CGT.

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Les prévenus encouraient jusqu'à cinq ans de prison, et le procureur avait requis une peine de deux ans de prison avec sursis. Goodyear et les deux cadres concernés avaient retiré leur plainte.