Goodyear : les ex-salariés souhaitent se pourvoir en cassation

Les peines obtenues, ce mercredi 11 janvier, sont plus clémentes qu'en première instance. Mais les ex-Goodyear sont loin d'être satisfaits.

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À la sortie du tribunal d'Amiens (Somme), ce mercredi 11 janvier, les visages des ex-Goodyear sont fermés. Les peines prononcées sont nettement plus clémentes qu'en première instance. Cette fois, pas de prison ferme. L'un est relaxé, mais les sept autres sont condamnés jusqu'à 12 mois de prison avec sursis. "J'étais en création d'entreprise donc aujourd'hui, il me faut un casier judiciaire vierge. Quid de mon avenir ?", explique Reynald Jurek, condamné à 12 mois avec sursis.

Grosse mobilisation syndicale

Tous ici, salariés, militants venus les soutenir, réclamaient la relaxe. Les faits remontent à trois ans. Pour protester contre la fermeture annoncée de leur usine, plusieurs dizaines de militants CGT décident de retenir, dans leur bureau, deux membres de la direction. Au total, 30 heures de séquestration, avant que les deux cadres ne soient libérés. Les salariés comptent désormais se pourvoir en cassation. Tous les militants ont promis, encore une fois, de venir les soutenir.

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Six des huit salariés de Goodyear, poursuivis pour \"séquestration et violences en réunion\", assis à l\'intérieur du Palais de justice à Amiens, le 19 octobre 2016. 
Six des huit salariés de Goodyear, poursuivis pour "séquestration et violences en réunion", assis à l'intérieur du Palais de justice à Amiens, le 19 octobre 2016.  (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)