Goodyear : l'heure du jugement

Devant le tribunal d'Amiens (Somme), plus de 1 000 personnes sont venues soutenir les huit anciens salariés de Goodyear, ce mercredi 11 janvier. Ils sont accusés d'avoir séquestré deux de leurs dirigeants.

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Mickaël Wamen est l'une des figures emblématiques du procès Goodyear. Il y a tout juste un an, avec sept autres de ses camarades de la CGT, il avait été condamné à 24 mois de prison, dont neuf fermes. Ce matin, mercredi 11 janvier, des syndicalistes de la France entière sont venus les soutenir devant le tribunal d'Amiens (Somme). "J'ai perdu mon boulot, je suis chômeur, je n’ai certainement aucune chance de retrouver un job, et aujourd'hui, on veut me mettre en prison. C'est inacceptable", déclare Mickaël Wamen.

Un emblème de la lutte des syndicats

Il y a trois ans, presque jour pour jour, à l'annonce de la fermeture de leur usine, des militants de la CGT retiennent deux responsables de la direction. Les deux hommes sont libérés après 30 heures de détention. L'entreprise et les deux cadres finissent par retirer leur plainte, c'est donc le parquet qui choisit de poursuivre. Aujourd'hui, la CGT a fait de ce dossier un emblème de la lutte des syndicats.

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Six des huit salariés de Goodyear, poursuivis pour \"séquestration et violences en réunion\", assis à l\'intérieur du Palais de justice à Amiens, le 19 octobre 2016. 
Six des huit salariés de Goodyear, poursuivis pour "séquestration et violences en réunion", assis à l'intérieur du Palais de justice à Amiens, le 19 octobre 2016.  (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)