Deux ans de prison avec sursis requis en appel contre les huit anciens salariés de Goodyear

Les huit prévenus, dont cinq militants de la CGT, étaient poursuivis pour "séquestration et violences en réunion", en janvier 2014, à l'encontre de deux cadres de leur entreprise.

Six des huit salariés de Goodyear, poursuivis pour \"séquestration et violences en réunion\", assis à l\'intérieur du Palais de justice à Amiens, le 19 octobre 2016. 
Six des huit salariés de Goodyear, poursuivis pour "séquestration et violences en réunion", assis à l'intérieur du Palais de justice à Amiens, le 19 octobre 2016.  (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)
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Le parquet général a requis, mercredi 19 octobre, 24 mois de prison avec sursis contre huit anciens salariés de Goodyear, rejugés en appel à Amiens (Somme). Le délibéré sera rendu le 11 janvier 2017, soit presque un an jour pour jour après leur condamnation en première instance.

Les huit prévenus, dont cinq militants de la CGT, étaient poursuivis pour "séquestration et violences en réunion", en janvier 2014, à l'encontre de deux cadres de leur entreprise. Ils avaient été condamnés à 24 mois de prison dont neuf ferme, en janvier de cette année. Une condamnation sévère, qui avait provoqué de nombreuses manifestations.

Des réquisitions moins sévères

Lors de cette séquestration qui a duré 30 heures, "la dignité humaine a été touchée et nous ne pouvons pas tolérer ce genre de comportement quel que soit le contexte", a estimé l'avocat généra. Selon lui, les salariés ont essayé "de détruire psychologiquement" ces deux cadres, et "les insultes ont fusé tout comme les actes d'humiliation". Il n'a toutefois pas requis de la prison ferme, prenant en compte le "casier judiciaire vierge" des prévenus.

A l'audience, les prévenus, soutenus à l'extérieur par des milliers de manifestants, se sont dits dans leur bon droit lors de leur action les 6 et 7 janvier 2014, lorsque le directeur des ressources humaines et celui de la production avaient été retenus pendant une trentaine d'heures dans l'usine occupée par quelques dizaines d'ouvriers en colère, après l'annonce de la fermeture de ce site de 1 143 salariés.