Les représentants syndicaux du site de Florange du groupe ArcelorMittal ont été reçus à l'Elysée le 4 juin 2012.
Les représentants syndicaux du site de Florange du groupe ArcelorMittal ont été reçus à l'Elysée le 4 juin 2012. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Quel avenir pour Florange ? Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a annoncé lundi 4 juin la mise en place d'une "mission d'expertise" sur "les perspectives industrielles" du site sidérurgique ArcelorMittal de Moselle.

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Le groupe a prévenu vendredi lors d'un comité central d'entreprise que les deux hauts-fourneaux de son usine de Florange resteraient à l'arrêt au moins jusqu'à la fin de l'année. Ces deux équipements, qui conditionnent l'activité de la filière liquide sur le site, n'ont plus d'activité depuis juillet 2011 pour l'un et octobre 2011 pour l'autre, en raison d'une demande d'acier insuffisante, explique la direction. Les syndicats soupçonnent la direction de vouloir fermer l'usine.

Le projet Ulcos favori du gouvernement

"Nous demandons à ArcelorMittal", propriétaire du site lorrain, "de ne procéder à aucune décision qui remettrait en cause la viabilité du site, de manière à ce que le gouvernement puisse (...) désigner une mission d'expertise indépendante sur les perspectives industrielles du site de Florange", a précisé Arnaud Montebourg à l'Elysée après une rencontre entre François Hollande et les représentants syndicaux du groupe. Il a précisé que cette mission rendrait son rapport "le 30 juillet", dans deux mois.

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La mission "consultera l'ensemble des parties prenantes, notamment l'intersyndicale, les élus, les collectivités territoriales et sera pilotée par un expert que je désignerai", a ajouté le ministre.

Parmi les différents scénarios envisagés pour l'avenir de Florange, le gouvernement semble vouloir privilégier le projet Ulcos, programme expérimental de captage de CO2 qui relancerait le site mais qui dépend de subventions européennes.