Ex-Fralib : l'usine lance une campagne de financement participatif

Quand leur usine a fermé, les anciens salariés du groupe Fralib se sont battus pour créer une coopérative et continuer la production de thés et de tisanes en France. Si le succès commercial est au rendez-vous, l'entreprise a malgré tout un problème de trésorerie.

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Les ex-Fralib sont ces ouvriers qui ont lutté trois années et demie contre la fermeture de leur usine de thés et tisanes implantée à Gémenos (Bouches-du-Rhône). Ils sont désormais organisés en Scop, en autogestion. La production a doublé en un an, pas de quoi combler un trou de 700 000 euros dans la trésorerie.

Un coup de main de la Banque Publique d'Investissement ?

"Pour monter un appel d'offres, il faut payer. Pour présenter les produits, il faut faire des analyses. Tout cela, c'est un coût que l'usine doit supporter. Les emballages de la grande distribution, c'est nous qui les achetons. Les matières premières on les achète. Tout ça, c'est des achats en avance, ce qui explique aujourd'hui nos problèmes de trésorerie", commente Nadine Fiquet, la responsable assurance qualité. Les Fralib ont donc lancé un appel aux dons. Ils ont déjà récolté environ 100 000 euros et espèrent que la Banque Publique d'Investissement, destinée à soutenir les PME, fera le reste. Cela leur permettrait d'arriver à l'équilibre dès le milieu de l'année prochaine.

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Les anciens employés de Fralib fêtent l\'accord de fin de conflit conclu avec Unilever, le 27 mai 2014 à Gémenos (Bouches-du-Rhône).
Les anciens employés de Fralib fêtent l'accord de fin de conflit conclu avec Unilever, le 27 mai 2014 à Gémenos (Bouches-du-Rhône). (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)