Forte baisse des réservations dans les restaurants parisiens pour le réveillon du 31

"On prend très cher, aux alentours de 50% de moins", a indiqué Alain Fontaine, président de la commission des maîtres restaurateurs du syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs.

Une table dans le restaurant de l'hôtel Peninsula Paris, à Paris, le 21 août 2014.
Une table dans le restaurant de l'hôtel Peninsula Paris, à Paris, le 21 août 2014. (FRED DUFOUR / AFP)

Mis à jour le , publié le

La tendance constatée après les attentats du 13 novembre se poursuit. A deux jours du réveillon de la Saint-Sylvestre, les réservations pour le soir du 31 dans les restaurants parisiens sont en chute libre. "On prend très cher, aux alentours de 50% de moins", a estimé, mardi 29 décembre, Alain Fontaine, président de la commission des maîtres restaurateurs du Synhorcat (syndicat des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs).

Beaucoup d'Américains ont annulé leur voyage

D'après lui, la baisse "se confirme sur les points forts : réveillon du 24, jour de Noël, réveillon du 31 et jour de l'An". Et selon Alain Fontaine, ce "net effondrement des réservations" est bel et bien la conséquence du "climat parisien" après les attentats.

La clientèle étrangère est "vraiment en baisse", poursuit-il. Il s'agit notamment des Américains et des Japonais, qui sont nombreux à avoir annulé leurs vacances de fin d'année à Paris. En revanche, les touristes européens les ont plutôt maintenues, en particulier les Allemands, les Espagnols et les Italiens.

Le Plaza Athénée n'est pas plein, une première l'an 2000

Beaucoup de touristes fortunés, qui composent une bonne partie des réservations dans les restaurants au Nouvel An, manquent à l'appel. Le prestigieux Plaza Athénée affiche, par exemple, un taux d'occupation de seulement 65%. "C'est la première fois depuis quinze ans que nous ne serons pas complets la nuit du 31 décembre", constate son directeur, François Delahaye.

"Habituellement, le 31 décembre, tous les restaurants qui sont ouverts font le plein de clients", mais "les Parisiens évitent ce genre de rassemblement depuis les attentats", confirme Bernard Boutboul, directeur du cabinet Gira Conseil.