Simone Veil : une loi pour les femmes

En 1974, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac confient une mission à Simone Veil : défendre une loi, celle qui légalisera l'avortement. C'était en novembre 1974.

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En montant à la tribune pour défendre son projet de loi sur l'avortement, Simone Veil était loin d'imaginer qu'il susciterait autant de passion et de haine. Devant une Assemblée nationale hostile et très masculine, la ministre de la Santé encore méconnue des Français défend ce 26 novembre 1974 l'interruption volontaire de grossesse nécessaire pour certaines femmes : "Ce ne sont pas tellement de jeunes célibataires, mais souvent des mères de famille qui ne peuvent affronter une troisième, une quatrième ou une cinquième naissance, parce qu'elles ont déjà pas mal de difficultés", expliquait-elle à l'époque.

Les 343 salopes

Pourquoi ce combat ? Voilà des années que des centaines de milliers de femmes avortent clandestinement. La mobilisation des féministes s'amplifie avec en 1971 un premier coup médiatique : 343 femmes signent un manifeste où elles déclarent avoir interrompu leur grossesse : on les appellera les "343 salopes".

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En 1974, Valéry Giscard d\'Estaing et Jacques Chirac confient une mission à Simone Veil : défendre une loi, celle qui légalisera l\'avortement. C\'était en novembre 1974.
En 1974, Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac confient une mission à Simone Veil : défendre une loi, celle qui légalisera l'avortement. C'était en novembre 1974. (FRANCE 2)