Prisons : faut-il autoriser les téléphones portables ?

La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, s’est dite favorable à l’autorisation des téléphones portables bridés en prison, afin de faciliter la réinsertion des détenus. La question fait débat.

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Lors de sa visite lundi 21 août au centre pénitentiaire de La Farlède (Var), la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet, avait été très claire sur la question de l’autorisation des téléphones portables en prison : "Ça suppose un investissement sans doute important, il faut contrôler les numéros, mais l’idée ne me semble pas absurde". L’idée d’un mobile bridé, pour permettre aux détenus de garder un lien avec l’extérieur et faciliter leur réinsertion, séduit les familles.

Un trafic qui génère des violences

Plus qu’autoriser, il s’agirait en fait de légaliser et mieux contrôler l’usage du portable, déjà très répandu dans les prisons françaises. En effet, de nombreuses vidéos de détenus se filmant avec des smartphones existent. Le trafic de portable génère des violences.

"Les plus faibles des détenus sont chargés de garder les portables et peuvent être sanctionnés lors des contrôles. Et s’ils n’acceptent pas de garder les portables, cela se passe très mal pour eux", dénonce Jacques Blanc, visiteur de détenus pour l’association la Cimade. Mais pour certains syndicats de gardiens, légiférer sur les portables ne serait pas une priorité.

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Un détenu passe un appel au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan (Landes), le 26 février 2015. 
Un détenu passe un appel au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan (Landes), le 26 février 2015.  (MEHDI FEDOUACH / AFP)