Affaire Fillon: deux journalistes du Canard enchaîné entendus par la police judiciaire

François Fillon avait porté plainte contre deux journalistes du Canard enchaîné, à l'origine des révélations sur l'affaire Penelope. François Fillon les accuse d'avoir colporté de fausses informations. Ils doivent être entendus par la police judiciaire ce jeudi 11 mai. Clément Weill Raynal fait le point pour France 3.

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Louis-Marie Horeau, le rédacteur en chef du Canard enchaîné, a été brièvement auditionné ce jeudi 11 mai au matin. "Cet après-midi, ce sera au tour du journaliste Hervé Liffran. Ils font tous les deux l'objet d'une plainte de François Fillon qui conteste les accusations d'emplois fictifs qui ont été largement rapportées par le Canard enchaîné. François Fillon conteste en particulier certaines dates indiquées dans les articles de l'hebdomadaire satirique", rapporte Clément Weill Raynal.

Article 97 du code électoral

"Ce qu'il est important de préciser d'emblée, c'est que François Fillon ne s'est pas placé sur le terrain de la diffamation, mais sur un fondement juridique beaucoup plus rarement employé qui est celui prévu par l'article 97 du code électoral", précise le journaliste. C'est un article qui punit la diffusion de toute fausse information qui aurait pu influer sur le résultat d'un scrutin. "Pour le moment, on n'en est qu'au stade de l'enquête préliminaire. C'est dans ce cadre que les journalistes ont été convoqués. Il n'est pas certain que l'affaire prospère vraiment beaucoup plus loin. Sans trahir de secret, je peux vous dire que le rédacteur en chef du Canard enchaîné est sorti très souriant de son audition", conclut le journaliste.

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Les éditions du journal Le Canard enchaîné des 25 janvier et 1er février 2017, révélant des informations sur Penelope Fillon.
Les éditions du journal Le Canard enchaîné des 25 janvier et 1er février 2017, révélant des informations sur Penelope Fillon. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)