Des pubs commerciales seront diffusées sur les ondes de Radio France

Audrey Azoulay a indiqué au "Parisien" que le temps accordé à la publicité sur les radios du groupe ne serait toutefois pas plus important. 

La ministre de la Culture, Audrey Azoulay, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 8 mars 2016. 
La ministre de la Culture, Audrey Azoulay, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 8 mars 2016.  (ALAIN JOCARD / AFP)

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Les publicités commerciales étaient interdites sur les antennes de Radio France depuis près de trente ans. Elles vont bientôt faire leur retour, a annoncé, au Parisienla ministre de la Culture. Dans son premier entretien depuis sa nomination le 12 février, Audrey Azoulay a précisé que cela n'allongerait pas pour autant la durée totale de la publicité sur les antennes des radios du groupe. 

"Il n'y aura pas davantage de publicité sur Radio France, a indiqué la ministre. C'est très important pour le confort des auditeurs et c'est la spécificité de la radio publique de ne pas avoir de tunnels de publicités. Mais le groupe ne sera plus limité aux publicités institutionnelles."

Les pubs pour la grande distribution toujours interdites

Depuis 1987, les radios publiques ne peuvent diffuser que des "messages de publicité collective ou d'intérêt général". Par exemple, les publicités des groupes publics et parapublics, des mutuelles, les spots pour de grandes causes ou les campagnes d'information des administrations. 

Le 9 mars, le CSA s'était penché sur un projet de décret qui ouvrirait les antennes de Radio France à toutes les publicités commerciales, mais en réduisant le temps de publicité à l'antenne. Selon ce texte, Radio France pourrait diffuser des spots de tous les annonceurs, à l'exception des promotions de la grande distribution (qui peuvent représenter plus de 85% des spots sur les radios commerciales) et des boissons alcoolisées de plus de 1,2 degré. 

Les recettes publicitaires ne représentent que 6% du budget de Radio France, soit environ 42 millions d'euros attendus en 2016 sur un budget total de plus de 690 millions, avec un déficit de 16,5 millions. Les grandes radios privées (Europe 1, NRJ, RTL, RMC), réunies au sein du Bureau de la radio, sont farouchement opposées à cette réforme dans un contexte de crise : les investissements publicitaires en radio ont baissé de 2,4% en 2015.