Armée : au coeur d'un stage pour les soldats atteints du syndrome de stress post-traumatique

Des stages sont désormais dédiés aux soldats revenus d'opérations totalement traumatisés. Une équipe de France 2 a pu en suivre un.

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FRANCE 2

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A Beuil, dans les Alpes-Maritimes, une équipe de France 2 a suivi des militaires. Ils n'ont pas été blessés physiquement, mais psychiquement. Des blessures invisibles, destructrices. Tous souffrent du syndrome de stress post-traumatique. Ils ont fait l'Afghanistan, le Mali ou la Centrafrique, la guerre les hante. L'armée a imaginé un stage sportif pour construire ces soldats détruits de l'intérieur. Parmi eux Eric, un sergent de 37 ans qui a servi en Afghanistan en 2009. Un jour comme il dit, il est "parti en vrille", il n'avait plus aucune barrière face à la mort. "Ce n’est pas naturel, tu as une accoutumance au risque, à la violence, tu es presque serein en fait", confie le sergent qui a caché son mal pendant des années.

Nuits d'insomnies

Olivier, 45 ans, a lui aussi essayé de dissimuler sa détresse. Pas facile d'avouer des faiblesses quand on est capitaine dans les forces spéciales. Tous ont beaucoup de mal à parler de leurs traumatismes et cachent même à leurs proches les scènes qui reviennent chaque nuit dans leurs cauchemars. Les nuits d'insomnies, assomment et isolent les militaires. Olivier vit désormais sur le qui-vive comme si le danger était toujours là. "Quand on rentre dans un magasin, je regarde où sont les sorties, je regarde s’il y a un système de sécurité, je regarde les gens qu'il y a dans le magasin, j'évite les endroits dans le magasin où il y a beaucoup de monde", explique Olivier qui ne supporte plus la foule. Lors de ce stage, les militaires composent une devise, elle devra les accompagner tout au long du stage, leur choix est fait : "pour une nouvelle vie".

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Des soldats français mobilisés dans l'opération Barkhane, le 10 mars 2016, à Timbamogoye (Mali).
Des soldats français mobilisés dans l'opération Barkhane, le 10 mars 2016, à Timbamogoye (Mali). (PASCAL GUYOT / AFP)