"Vache folle" : un cas suspect dans un élevage des Ardennes

Le troupeau a été placé sous surveillance, en attendant le résultat définitif, qui devrait arriver sous 8 à 10 jours.

Vaches de race Salers en pâturage.
Vaches de race Salers en pâturage. (MAXPPP)
France Télévisions

Mis à jour le
publié le

Un cas potentiel d'encéphalopathie spongiforme bovine, plus connue sous le nom de maladie de la vache folle, est en cours d'examen dans un élevage de 400 vaches Salers des Ardennes, a annoncé mardi 22 mars le ministère de l'Agriculture. Le prélèvement sur l'animal décédé a été envoyé au laboratoire européen de référence pour l'ESB, au Royaume-Uni. Ce dernier devrait mettre 8 à 10 jours pour confirmer ou non ce cas de "vache folle".

"La suspicion a été établie le 17 mars par le laboratoire national de référence de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), grâce à des prélèvements réalisés sur l'animal à l'équarrissage", selon un communiqué du ministère. Dans l'attente des résultats, "l'éleveur a été prévenu et le troupeau mis sous surveillance à titre préventif par arrêté préfectoral", ce qui interdit tout mouvement des animaux concernés en dehors de l'exploitation, selon le ministère.

Un "risque négligeable" en France

La France a été requalifiée pays à "risque négligeable" pour l'encéphalopathie spongiforme bovine en mai 2015 par l'Organisation mondiale de la santé animale, le dernier cas de "vache folle" remontant à 2011 dans l'Hexagone. Cette décision devait permettre de rouvrir les exportations vers de grands marchés internationaux. Ces derniers mois, l'Arabie saoudite, le Canada, Singapour, le Vietnam et l'Afrique du Sud ont rouvert leurs portes aux exportations françaises de viande bovine. Mais plusieurs marchés majeurs restent fermés, notamment le Brésil et la Chine.