Réserves en eau : plus de la moitié des nappes phréatiques affichent un niveau plus bas que la moyenne

Près de 54% des nappes phrétatiques n'ont pas profité de la recharge hivernale et sont en situation de déficit par rapport à la moyenne habituelle du mois d'avril, signale le BRGM jeudi.

Une rivière à sec dans le Sud de la France, en mars 2012. (photo d\'illlustration)
Une rivière à sec dans le Sud de la France, en mars 2012. (photo d'illlustration) (CHRISTOPHE CHAVIGNAUD / MAXPPP)
avatar
franceinfoRadio France

Mis à jour le
publié le

Environ 54% des nappes phréatiques ont un niveau plus bas que la moyenne habituelle en ce mois d'avril, qui correspond à la fin de la recharge hivernale, selon le dernier bulletin du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), publié jeudi 20 avril. Cette situation est due au déficit de pluie de ces derniers mois.

Des restrictions dans cinq départements

Les régions de l'Aquitaine et de la Champagne méritent une attention particulière, selon ce communiqué, tandis que la Lorraine, le Sud du bassin parisien ou la plus grande partie du pourtour méditerranéen bénéficient de niveaux "autour de la moyenne, voire modérément hauts".

Jeudi, des arrêtés de restriction de consommation d'eau avaient été pris dans cinq départements, selon le site officiel Propluvia : Ille-et-Vilaine, Côtes d'Armor, Charente, Eure et Maine-et-Loire. Une vigilance est également en cours dans le Calvados, le Haut-Rhin et la Savoie.

Le danger du déficit récurrent

Le communiqué du BRGM précise que, traditionnellement, la période de recharge des nappes s’étend du début de l’automne (septembre-octobre) au début du printemps (mars-avril), car il s'agit d'une période où la faible végétation limite l'évaporation de l'eau, et durant laquelle les précipitations sont généralement plus abondantes.

Un déficit temporaire de recharge pendant quelques années ne constitue pas un phénomène grave. À l’inverse, une année avec une recharge excédentaire ne peut combler un déficit récurrent.

le BRGM

dans un communiqué

"Moins de la moitié des nappes (46%) ont pour l’instant commencé à bénéficier de la recharge hivernale attendue pour cette période de l’année, avec un niveau moyen ou plus haut que la moyenne", ajoute le communiqué.