Les habitants des régions rurales et viticoles seraient davantage exposés au risque de maladie de Parkinson

Le risque de développer la maladie de Parkinson serait plus élevé pour les habitants des zones agricoles soumises aux pesticides, selon une récente étude de l'Inserm.

Un agriculuteur pulvérise des pesticides sur son champs, en juin 2013, dans le Nord de la France.
Un agriculuteur pulvérise des pesticides sur son champs, en juin 2013, dans le Nord de la France. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)
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franceinfoRadio France

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Des chercheurs de l'Inserm, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, ont publié une étude en mars, montrant que le risque de développer la maladie de Parkinson est plus élevé pour les riverains des zones agricoles, et particulièrement viticoles, soumises aux pesticides.

Les données de l'assurance maladie à l'étude

Jusqu'à présent, le lien était établi uniquement pour les agriculteurs. "La fréquence de la maladie de Parkinson, que l'on appelle l'incidence, est plus élevée dans les cantons les plus ruraux, c'est-à-dire les cantons dont la surface agricole est la plus importante", explique à France Bleu Berry, Alexis Elbaz, le directeur de l'étude et neurologue à l'Inserm.

L'étude a été réalisée à partir des bases de données de l'Assurance maladie. "On a identifié les personnes qui étaient nouvellement traitées par des médicaments antiparkinsoniens entre 2012 et 2014 à travers les cantons de toute la France", précise Alexis Elbaz. "On a défini quatre grandes régions en France (Nord-est, Nord-ouest, Sud-est et Sud-Ouest), et on a vu que l'association avec la viticulture était présente dans les quatre régions, ce sont des résultats globaux".

D'autres facteurs à prendre en compte

Toutefois, ces résultats sont à relativiser selon le chercheur. "Il ne faut pas que les habitants des zones rurales s'alarment. La maladie de Parkinson reste, même en zone rurale, une maladie très rare et l'augmentation de risque que l'on observe dans ces régions reste faible, de l'ordre de 10%." Alexis Elbaz rappelle également que cette étude s'est concentrée sur des données "au niveau des cantons, pas au niveau individuel".

D'autres facteurs pourraient aussi expliquer l'augmentation du risque dans les cantons les plus ruraux "comme l'alimentation, l'activité physique, la consommation d'alcool qui pourraient aussi influencer le risque de maladie de Parkinson".