Grippe aviaire : le vide sanitaire "a quatre mois de retard", dénonce l'association Canards en colère

Lionel Candelon, de l'association Les Canards en colère, estime que le nouveau vide sanitaire mis en place dans le Sud-Ouest pour contrer la grippe aviaire est nécessaire mais arrive trop tard.

Un élevage de canard, dans le Sud-Ouest de la France, en février 2017. 
Un élevage de canard, dans le Sud-Ouest de la France, en février 2017.  (GEORGES GOBET / AFP)
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franceinfoRadio France

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Un nouveau vide sanitaire va être mis en place dans les élevages de palmipèdes du Sud-Ouest à partir du 17 avril, pour lutter contre la grippe aviaire. Cette nouvelle mesure décidée par le gouvernement concerne 1 134 communes dans cinq départements et durera jusqu'au 28 mai.

"On met des pansements sur une hémorragie"

Ce deuxième vide sanitaire, en deux ans, est un passage obligé a reconnu, lundi 3 avril sur franceinfo, Lionel Candelon, co-président et porte-parole de l’association Les Canards en colère, mais "il a quatre mois de retard. Depuis le 1er décembre, on met des pansements sur une hémorragie."

Des abattages massifs et préventifs ont eu lieu dans plusieurs élevages. "Le problème c'est que rien n'a marché. On a abattu quatre millions d'animaux et on n'a toujours pas fini, a expliqué Lionel Candelon. Aujourd'hui, on nous annonce que jusqu'à fin mai, il va falloir encore faire un vide sanitaire. Mais les élevages concernés sont déjà vidés."

Les éleveurs vont avoir du mal à s'en remettre

Lionel Candelon a rappelé que cette mesure ne concerne que les canards. "Cela veut dire qu'on aura des poulets et des pintades qui vont se balader à côté de nos élevages, alors que les derniers cas de H5N8 sont des élevages de poulets", a-t-il mis en garde.

Il ajoute que les éleveurs vont avoir avoir besoin de "plusieurs mois" pour s'en remettre. D'autant que tous les éleveurs n'ont pas reçu les indemnisations attendues. "Il manque deux tiers des indemnisations promises à mon père, a détaillé Lionel Candelon. Il faut que ce soit de réelles indemnisations, qu'elles indemnisent les pertes et non pas des estimations ou des calculs savants de l'État."

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