Dans ma rue : quand les agriculteurs fixent leurs prix

Certains agriculteurs tentent de se passer des intermédiaires. C'est le cas d'un groupe de paysans d'Alsace qui a racheté un magasin Lidl pour faire de la vente directe. Baptisée "Coeur paysan", leur boutique se situe en face d'un supermarché classique.

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En plein coeur de l'Alsace, Colmar. 20 grandes surfaces alimentaires, pour 70 000 habitants, dont deux sur une même route. Deux supermarchés se font face et se livrent une guerre des prix. Ce bâtiment bleu a ouvert ses portes il y a quelques mois. Un supermarché un peu spécial, lancé par Denis Digel, maraîcher. Son supermarché, Coeur paysan, a été créé avec 40 autres agriculteurs. Des paysans devenus propriétaires d'une grande surface, et des rayons alimentés par des producteurs, comme Vincent Grass.

"On essaye de consommer plus intelligemment"

Il livre lui-même des pâtes et du pain. 2,65 euros la miche, 2,95 euros le pain d'épeautre, des tarifs qu'ils fixent librement. 2,95 euros pour un pain, n'est-ce pas un peu cher ? "On pense que les gens, s'ils sont contents du produit qu'on leur propose, et que nous, on trouve le juste prix, je pense que c'est gagnant-gagnant de chaque côté", avance le céréalier et meunier. Et ce matin-là, les clients sont au rendez-vous. "On essaye de consommer plus intelligemment. Notre argent est dépensé plus intelligemment, et si ça peut profiter à un producteur local, tant mieux", fait valoir un jeune couple. En vendant ici, les paysans court-circuitent les réseaux de l'alimentaire, qui leur imposent selon eux des prix trop bas.

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Étal de l\'épicerie paysanne \"Les Pissenlits\" qui propose des fruits et légumes de saison, produits localement, à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Étal de l'épicerie paysanne "Les Pissenlits" qui propose des fruits et légumes de saison, produits localement, à Marseille (Bouches-du-Rhône). (VALÉRIE VREL / MAXPPP)